Le torchant brule entre les ex-Séléka du camp BEAL et les petits commerçants aux abords de l’hôpital communautaire de Bangui depuis deux jours. Les ex-combattants accusent ces vendeurs d’avoir livré l’un des leurs aux Anti-balaka, dans la soirée de mercredi 17 novembre.

RosmonLa matinée de mardi 18 novembre était terrifiante pour les petits commerçants aux abords de l’hôpital communautaire. Après avoir découvert le corps d’un des leurs sans vie, devant le siège de l’ONG AMA, les ex-Séléka ont saccagé et brulé des boutiques, mettant en colère plusieurs commerçants. Ceux-ci sont présentement animés par un sentiment de vengeance.

« Ces Séléka qui ont brulé nos boutiques et pillé nos marchandises ont l’habitude de venir manger ici, chez nous. Mais maintenant, ils ont débordé les bornes. Nous allons aussi nous mobiliser pour se défendre et protéger ce qui nous reste, parce que la Minusca était présente quand ils sont venus commettre cet acte », a déclaré l’une des victimes de cet incident, sous l’anonymat.

Pour le moment, il est difficile pour ces ex-Séléka cantonnés a BEAL de sortir s’approvisionné en face de l’hôpital comme ils le faisaient autrefois. Des jeunes proches des petits commerçants, se sont mobilisés, prêt à attaquer ces anciens combattants dans leur moindre mouvement.

Selon un ex-Séléka du camp BEAL, « C’est quand nos trois camarades sont passés manger dans ce cafeteria à côté de l’hôpital qu’ils ont été trahi par le gérant », a-t-il pensé.

Par ailleurs, les ex-Séléka, interrogés, reconnaissent avoir fait usages des armes automatiques et de grenades sur les commerçants.

Certains usagers de l’avenue des Martyrs, informés de la situation, pensent que le gouvernement devrait déjà prendre des mesures nécessaires pour éviter un nouveau drame. « La Minusca est un force passive vis-vis de ce qui se passe tous les jours dans le pays. Le problème entre les commerçants et les ex-Séléka au niveau de l’hôpital communautaire constitue une grande menace pour la paix à Bangui. Je pense qu’il est temps de fait intervenir les FACA. Le gouvernement doit agir le plus vite possible », a tant souhaité un observateur de la vie politique centrafricaine.

L’incident a eu des répercutions directes sur le fonctionnement de l’hôpital communautaire. Une femme, par manque de personnel soignant a accouché par terre hier matin. Plusieurs patients ont aussi connu de rupture de médicament dans la journée. Mais, les belligérants se regardent encore en chient de vaillance. /Rosmon