Les ex-Séléka mécontent du camp BEAL ont libéré les routes après avoir été reçu à la présidence de la république centrafricaine jeudi 13 novembre. Une somme de 45000000 FCFA leur a été remise par les autorités du pays.

tyruSelon une source proche de ces ex-Séléka, cette somme devrait leur service à manger et permettre aussi au gouvernement de chercher une solution définitive à leurs trois points de revendication comme convenue au niveau de la présidence : « L’incorporation dans l’armée nationale, la prise en charge sociale et l’amélioration du processus Désarmement Démobilisation et Réinsertion(DDR)», a fait savoir cette même source.

Les 4500000 ont été partagés entre les trois bases où sont cantonnés ces ex-Séléka. Ceux du camp BEAL, initiateur du mouvement, ont reçu 2000000 FCFA. Ceux du Régiment de Défense Opérationnelle duTerritoir (RDOT) et de Bataillant de Service et de Soutien(BSS) ont reçu respectivement 1000000 FCFA. Les 500000 FCFA restant ont été remis à certains de leurs chefs et les facilitateurs de leur contact avec les autorités du pays.

Malgré ce geste financier, les ex-Séléka étaient resté dans les rues jusqu’à 18 heures. La visite d’une équipe de la Minusca a permis finalement de libérer temporairement les voies. Cependant, les ex-Séléka ont promis de revenir d’ici trois jours si le gouvernement ne tient pas la "parole".

Un calme règne présentement au tour du camp BEAL et de l’hôpital communautaire de Bangui. Quelques parents des malades, empêchés par la situation dans la matinée, ont pu accéder à l’enceinte de cet hôpital dès la soirée de jeudi 13 novembre. /Rosmon