13 morts et 11 blessés ! C’est le bilan des affrontements du lundi 4 juillet
opposant deux factions de la coalition Séléka à Bambari. L’assassinat d’un
jeune vendeur de drogues de confession musulmane, après son refus de
vendre du Tramol(Tramadol) à un élément proche du Général Ali Daras,
est la cause de ce regain de violences dans cette partie de la Centrafrique.


Selon les informations reçues par le Blog Lettimbi, les affrontements ont commencé
à partir de 7h du matin aux alentours du commissariat central de la ville de Bambari
jusqu’au niveau du domicile du Général Ali Darras, situé en face de la mairie. Ces
violences au cours desquelles, dans les deux camps, 13 combattants ont péri et 11
autres sont dans un état des blessures graves, opposaient l’UPC dirigé par Ali Darras
et l’UFDR sous commandement du Général Joseph Zoundeko.


Contactés par le Blog Lettimbi, plusieurs sources ont affirmé que l’assassinat d’un
jeune vendeur de drogues serait à l’origine de tout. D’autres témoins oculaires n’ont
pas hésité à dénoncer les agitations des éléments d’Ali Darras qu’ils qualifient
« incontrôlés » qui ont été la cause des violences de ces dernières heures dans la
ville.


« Ce jeune est un vendeur à la sauvette. Nous étions présents quand un groupe des
peuls armés lui remettaient un billet de 2000 FCFA pour acheter 1 seul comprimé de
Tramol qui coûte que 100 FCFA. Le jeune leur disait qu’il n’aura pas la monnaie de
leur argent. Ils ont repris brutalement les 2000 FCFA et ont voulu prendre le produit
par la force. C’est là que le jeune commençait à leur résister », a expliqué Daïra
Souleymane, un des personnes présent sur le lieu du crime.


Joint au téléphone, un jeune supposé proche du camp de l’UFDR de Joseph
Zoundeko dénonce avec colère, la cruauté des éléments d’Ali Darras qu’il considère
comme des étrangers à combattre. « Ils n’ont pas le droit de tuer ce jeune. C’est
cruel et insupportable. Nous ne pouvons plus tolérer ce genre de comportement
instauré par ces étrangers venus du Niger et Nigeria. Ali Darras se croit seigneur de
guerre ? C’est par la crainte d’esprit de Dieu en cette période sacrée de Ramanda
que nous avons arrêté les offensifs », a expliqué ce dernier sous l’anonymat.


Dans le camp d’Ali Darras, « l’heure n’est pas à la parole », a fait savoir un membre
de son cercle avant dire que, « le risque d’un nouveau affrontement n’est pas à
exclure dans la zone ».


Depuis la démission de Michel Djotodia le 10 janvier 2014 à N’Djamena, la rivalité
entre les chefs des différentes factions que composait Séléka est quasi-permanente
et plusieurs villes occupées par ces groupes armés sont soumises à un régime de
guerre malgré la présence des forces internationales.

Visiblement, les groupes armés ont profité de la passivité des autorités de transition pour renforcer leur position sur le terrain. 

Dans les boucles du regain de violences de ces derniers jours, un analyste de la vie politique Centrafricaine pense que, les groupes armés n'ont pas l'intention d'aller au DDR-R. Il poursuit en disant que ces hors la loi souhaite de son point vue, metenir le pays dans le chaos afin de profiter du butin de guerre que sont les diamants de sang, les bois de sang, ors de sang et le café de sang./ Rosmon