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« ¾ des actes  de harcèlement sexuel sur les filles à Bangui ont lieu  dans les véhicules de transport en commun». C’est le résultat de l’enquête réalisée au bout de deux mois par le Blog " Lettimbi ".  

Selon les chiffres, l’acte est beaucoup plus répandu  dans les taxis et  les bus que dans d’autres milieux que sont les lieux de travail,  les écoles, l’université ou  les marchés : soit 75% contre 25%. Martin, l’une des personnes ciblées par cette enquête nous  a expliqué que le manque d’éducation est à l’origine de cette tendance dans les taxis et bus qu’il a qualifié d’  " acte ignoble contre le développement humain ".

" les gens remplacent les chaises d’origines des bus généralement par des bancs  afin de prendre beaucoup plus de monde que prévu par la loi routière. Donc, les passagers sont obligés de se croiser les jambes et dans ce cas, les tentations sont visibles ", a-t-il ajouté.

Valérie, 42 ans, est mère de cinq enfants dont 4 filles et 1 garçon. Elle accuse pour sa part les tenues des filles. " S’il y a plus d’acte de harcèlement sexuel dans les véhicules de transports en commun, c’est parce que dans d’autres milieux publics, ils existent des règles qui empêchent les filles d’afficher leur vraie nature. Puisque ces règles n’existent pas dans les taxis et bus, elles trouvent par là un terrain libre pour exhiber leur corps, mes filles savent comment se comporter en public pour éviter le harcèlement sexuel ", a-t-elle expliqué.

Marise, élève au lycée Marie-Jeanne Caron croit que la responsabilité doit-être partagée. " Tout le monde comprend qu’il n’existe pas une façon traditionnelle pour les filles centrafricaines de s’habiller sinon  celle adoptée par toutes les filles du monde. Certes, certaines filles ont un  comportement provocateur, mais cela ne justifie pas le fait que le harcèlement sexuel soit  plus présent dans les taxis et bus à Bangui ".

Quelque fois, certaines filles finissent par céder quand le harcèlement sexuel devient de plus en plus dangereux pour elles. C’est ainsi que très peu de fille arrivent à porter plainte pour harcèlement sexuel par peur de représailles.

Avec la crise en Centrafrique, les différentes formes de harcèlement sont devenues un moyen de pression pour ceux ou celles qui souhaitent contrôler leur adversaire, c’est le constat fait par  " Lettimbi ".  /Rosmon