Les activités ont repris à Gobongo comme dans tous les quartiers nord de Bangui samedi dernier. Mais des actes de violences perpétrés par de bandes armées continus dans ces secteurs. Dans la soirée du lundi 3 novembre, un homme s’est fait tirer dessus par un individu armé à Gobongo. 

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Il est difficile pour le moment de circuler sans s’être inquiéter dans certains quartiers, qualifiés de "quartiers rouges de Bangui": Boye-rabe, Fouh, Km5 et Gobongo. La nuit dernière à Gobongo, un homme âgé d’environ 40 ans a reçu une balle dans la jambe après une dispute.

Selon des témoins, l’homme avait des litiges avec un individu soupçonné d’être un bandit armé. « Tous les deux, la victime et son bourreau étaient en état d’ivresse.  Celui qui a reçu la balle réclamait une somme d’argent à l’autre. Et, voilà dans la dispute, l’autre a sorti une arme et tiré », a raconté un témoin de la scène, sous l’anonymat.

D’après certaines sources, le responsable de cet acte ne s’est pas inquiété de la présence de gens témoins de son crime. « Lorsqu’il a tiré dans la jambe, il s’est retourné tranquillement pour partir. Nous ne sommes pas dans un pays, mais plutôt dans une jungle», a fait savoir une habitante de la localité.

Dans la nuit du vendredi 31 octobre dernier, une femme, vendeuse de chicouangue a reçu une balle au bas ventre  alors que, deux miliciens Anti-balaka disputaient une arme. Dans la matinée du samedi 1er novembre dernier, un jeune homme de 23 ans a été retrouvé mort, le corps troué de quatre balles toujours à Gobongo.

C’est depuis décembre 2013 que les habitants des quartiers nord de Bangui vivent sous pression des groupes armés. /Rosmon