La cérémonie marquant le retour des forces armées centrafricaines(FACA) s’est clôturée par une scène de règlement de compte ce mercredi 05 février à l’Ecole Nationale de la Magistrature(ENAM), lieu de leur rassemblement.

                                                                                                 

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         l'ex séléka torturé par des FACA à l'ENAM/ Rosmon

La victime s’appelait Idriss. Son nom de ralliement à la Séléka, coalition dont laquelle il portait le grade de lieutenant. Mais d’après les informations, l’homme en question fut un soldat de 1ère classe des Forces Armées Centrafricaines(FACA) avant la prise du pouvoir par Michel Djiotodia le 25 mars 2013. En manœuvrant dans la Séléka, il serait à l’origine de l’enlèvement et de l’assassinat de nombreuses personnes civiles y compris des FACA. Cet argument fort a entrainé la mort de cet homme qualifié de traitre par une foule déjà en colère.

« Que faisait-il à l’ENAM » ?

 

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le cadavre brulé devant l'ENAM/ Rosmon

Selon plusieurs sources, l’homme veut retourner une fois de plus  sa veste  afin de regagner le rond comme tout autre FACA suite à l’appel lancé par la nouvelle présidente de la transition centrafricaine, Catherine samba-Panza. Malheureusement pour lui, un groupe des FACA l’a repéré puis arrêté de force dans les environs de 10h. Rapidement, un cercle des porteurs de tenue s’est formé pour sa mise à mort. Coup de botte, coup de couteau et de bâton accompagné des injures, un jeune qui a vécu les faits explique,  «  vu le nombre de gens, il ne pouvait pas résister un seul instant. Les FACA ont trainés son corps de l’ENAM à la grande route devant une foule de personnes. Les forces internationales étaient présente, la misca et les militaires français de l’opération sangaris ». Avant de mettre au feu le reste du cadavre de cet homme, quelques parties de son corps ont été enlevées et baladées dans certaines rues de la capitale  Bangui. Au sein de la population, l’acte est perçu comme un retour  en force des FACA même si, tout le monde sait qu’il s’agit d’un règlement de compte.

Sachons qu’à l’issu de leur rassemblement de ce mercredi 05 février 2014, les FACA devront reprendre les armes pour participer aux processus du désarment aux cotés de la misca et des Sangaris.  

Une enquête de Rosmon / www.lettimbi.canalblog.com