« Trois (03) morts et une dizaine de blessées! C’est le bilan provisoire d’un violent affrontement entre la population du quartier Fatima et Pétévo, dans le 6ème arrondissement de Bangui, après l’enlèvement d'un des fils du DG de la police nationale,ce mercredi 13 novembre 2013 par des éléments de l’ex-Séléka.»

                                                                                    

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Comme en 1979, lors de la révolution entrainant la chute de l’empereur Jean Bédel Bokassa, une centaine de centrafricains se sont opposer aujourd’hui, avec des cailloux en main, à la répression des éléments de l’ex-Séléka au quartier Fatima. Cet affrontement a couté la vie à trois (03) personnes dont une manifestante et deux éléments de l’ex-Séléka, selon des sources hospitalières. Cette tension de violence est intervenue après l’irruption faite par des éléments de l’ex-Séléka au domicile du DG de la police nationale, monsieur Nambéza en son absence. La rivalité entre un homme et le fils du DG serait à l’origine de cette cruauté. D’après les témoignages, le fils de monsieur Nambéza a été capturé dans la concession même de son père à Fatima. Selon les mêmes sources, il serait mortellement touché par balle.          

                                                                                      

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« La haine a gagné une multitude de gens… »

Face à l’atrocité de ces éléments de l’ex-Séléka, la haine a gagné une multitude de gens surplace.  La population commence a lancé des pierres et les hommes de l’ex-Séléka, de leur côté ont tiré des balle réelles. Aussitôt un nombre restreint  des forces de la fomac et de la gendarmerie nationale, de passage dans le secteur tentent vainement de calmer la situation. Ils sont pris en partie par ces éléments de l’ex-Séléka. En ripostant, les forces de la fomac ont abattus deux des malfrats avant de se retirer.

Malgré la coïncidence de cet incident avec le passage du président de la transition Michel Djotodja dans cette localité, la tension reste vive. De son cortège, le président est  engueulé  par une foule en colère. Après avoir le déposé, des hommes de son cortège sont revenu, ouvrir le feu à volonté sur la population. Paniquées, plusieurs personnes ont dû quitter leurs domiciles pour se réfugier chez des parents, amis et connaissances dans d’autres  localités de la ville.

La violence  dans le 6ème arrondissement de Bangui, vient après celles du Camps des Castors, quartier Bazanga et Miskine dans le 5ème arrondissement.