Des dizaines de malades mentaux trainent dans les quatre coins de la ville de Bangui, dans des conditions inacceptables. Cheveux sales, corps nu ou à moitié caché, les malades mentaux ne reçoivent aucune assistance et peuvent attendre leur mort à tout moment.

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Un malade mental de la ville de Bangui/© Rosmon

Plus de 100 malades mentaux rodent de jour comme de nuit dans la ville de Bangui, capitale de la République Centrafricaine. Au bord de la route, au milieu du marché même à côté des immeubles administratifs, ce sont des montagnes d’ordures faites par la population qui servent à tout et à tous ces êtres anormaux. Toilette, manger, tout se fait devant le regard des habitants de Bangui.

Certaines femmes dans leur état, accouchent dans des caniveaux et nourrissent leurs enfants avec des déchets de viandes et de Gozo (boule de manioc) déversé par la population.

Depuis quelques années, le nombre des malades  mentaux traités des "fous", ne cesse d’accroitre. Malgré l’existence d’un cabanon au niveau de l’hôpital général de Bangui, beaucoup de personne, pour de diverses raisons ne veulent  pas amener leurs parents malades dans cette formation sanitaire.

Abandonnés à leur triste sort, ces fous sont victimes de tout. Ils sont souvent heurtés par des véhicules, battus par des vendeurs du marché. Un autre fait aberrant est que certains gens les utilisent dans des travaux domestiques: puiser de l’eau, vider la poubelle, faire la lessive voire garder la maison. Les malades mentaux de la République Centrafricaine font partie des êtres dont les droits sont bafouillés chaque jour.

Même si l’on célèbre le 10 octobre de chaque année la journée internationale des malades mentaux, très peu de gens s’en souviennent. En République Centrafricaine, les malades mentaux meurent toujours dans la nature et beaucoup plus de façon dramatique. Sachons qu'avec la crise que traverse la Centrafrique, plus personne ne jete un ragerd sur les malades mentaux de Bangui./Rosmon